73 cabinets de diagnostics immobiliers ont mené une étude sur un échantillon de 100 000 logements. Le résultat fait apparaitre qu’une écrasante majorité des logements français sont dans les 4 plus basses catégories du diagnostic de performance énergétique (le DPE classifie les logements en 7 catégories, de A, la plus économe, à G, la plus énergivore) .
L’étude du réseau Ex’im portant sur 100 000 appartements et maisons montre que 80% des logements français figurent dans les catégories D à F, soit 3 des 4 plus « mauvaises » de l’étiquette de performance énergétique. D’après Joël Leroux, en charge de l’étude, ces résultats confirment les études qui ont déjà été menées jusqu’ à présent, notamment par l’Ademe. « Nous avons regardé nos résultats de diagnostics de performance énergétique portant sur 100 000 bâtiments, neufs et anciens, situés dans le nord et le sud » précise Joël Leroux afin d’indiquer que l’étude se base sur une photographie représentative de la situation de l’ensemble du parc de logements français.
Pour Ex’im, la consommation moyenne des logements français, pour le chauffage, l’ECS et le rafraîchissement, se situe aux alentours de 240 Kwh d’énergie primaire par m² et par an, soit la lettre E sur l’étiquette énergétique. Les logements classés en A ou B restent une exception (moins de 2%), il s’agit des bâtiments les plus récents.
Les diagnostics ont été réalisés, pour les logements avec chauffage collectif, avec la méthode dite des factures (utilisation des factures pour remonter à la consommation) et, pour les autres, la « 3CL » (basé sur la description du logement).
Joël Leroux fait remarquer que la méthode dite des factures, contrairement à la « 3CL », autre méthode de DPE reconnue par l’Ademe, peut parfois, dans le cas des copropriétés, pénaliser le classement énergétique du logement, du fait d’une surfacturation des charges de la part du syndic.