A VOS TRAVAUX

A VOS TRAVAUX !

« Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres,

nous l’empruntons à nos enfants ! »

Antoine de Saint Exupéry

Les ressources naturelles s’épuisent. Le prix des énergies fossiles s’envole. L’activité humaine provoque un changement significatif du climat qui a d’ores et déjà des répercussions importantes : inondations, ouragans, sécheresse, canicules… Et ces phénomènes vont s’aggraver inexorablement. Pour éviter le pire, les pays industrialisés devront consentir un effort particulier et diviser par quatre leurs émissions de gaz à effet de serre avant 2050.

C’est ce que l’on appelle le « facteur 4 », pour lequel la France s’est engagée dès 2003.

Mais l’impératif est double : limiter les effets du réchauffement climatique tout en assurant le développement durable de nos sociétés. La France a pris des engagements ambitieux en 1997 (protocole de Kyoto) en s’engageant à stabiliser les émissions de la France sur la période 2008-2012 à leur niveau de 1990. Relever ce défi nécessite une prise de conscience immédiate et une modification sensible de nos comportements.

Le secteur du bâtiment est particulièrement concerné par ces engagements. En France, de tous les secteurs économiques, il est le plus gros consommateur d’énergie : il représente 43 % des consommations énergétiques françaises, soit 1,1 tonne équivalent pétrole par an et par habitant.

Au total, le bâtiment produit chaque année plus de 120 millions de tonnes de dioxyde de carbone, gaz à effet de serre, soit près du quart des émissions nationales. En outre, plus les énergies fossiles seront rares, plus elles seront chères, plus les charges – liées notamment au chauffage des logements – risquent de peser lourdement si nous n’agissons pas.

Mais pour être efficace, l’effort doit porter à la fois sur les constructions neuves et sur les bâtiments existants. Cet effort permettra non seulement la réduction de la facture énergétique, donc la baisse des charges pour les ménages, mais aussi l’amélioration du bien-être des habitants.

Le Grenelle de l’Environnement vient de redéfinir les orientations nationales pour accélérer la marche vers
« le facteur 4″.

Les orientations du Grenelle pour le bâtiment

  • Programme de rupture dans le neuf : vers des solutions à énergie positive

Lors de leur construction et dès 2010, tous les bâtiments et équipements publics, ainsi que tous les bâtiments tertiaires, devront respecter le label « bâtiment basse consommation » (BBC) (< 50 kWh/m2 .an).
Les logements privés neufs consommeront également de moins en moins d’énergie. Ils devront respecter le label « très haute performance énergétique » (THPE) dès 2010, puis « bâtiment basse consommation » (BBC) dès 2012, et seront à énergie passive ou positive à partir de 2020.

  • Lancement d’un chantier sans précédent de rénovation thermique des bâtiments existants

Dans tous les bâtiments publics, un bilan carbone / énergie sera effectué. Les bâtiments seront rénovés en alliant performance énergétique et accessibilité d’ici 2015, et d’ici 2012 pour ceux de l’État.
La mise à niveau des logements sociaux sera accélérée, et les futures exigences anticipées (consommation inférieure à 80 ou 50 kWh/m2 .an).
Pour les bâtiments privés, des mécanismes incitatifs seront mis en place. Une obligation de rénovation sera étudiée pour atteindre les meilleures classes de l’étiquette énergie du diagnostic de performance énergétique. Par ailleurs, un effort particulier sur la classe G permettra de lutter contre la précarité énergétique d’ici 2012.

Source : Ministère du Logement et de la ville